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L'App Store donne à Apple un « pouvoir de monopole » sur les applications iOS, lui permettant de réaliser des profits démesurés,
Selon le rapport antitrust de la Chambre des représentants US

Le , par Stan Adkens

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Apple jouit d'un pouvoir monopolistique dans la distribution d'applications sur les appareils iOS via l'App Store, a déclaré mardi la sous-commission antitrust de la Chambre américaine des représentants dans un rapport. C’est parce que l'App Store est la seule méthode de distribution des applications sur iOS, et qu'Apple n'autorise pas l'installation d'app stores non natifs sur ses appareils mobiles. Le rapport révolutionnaire de la sous-commission sur les pratiques anticoncurrentielles concernant Big Tech a fait des recommandations pour un marché de la technologie qui profite même aux petites ou nouvelles entreprises.

La sous-commission majoritairement démocrate de la Chambre des États-Unis a fait part cette semaine de ses recommandations pour modifier les lois antitrust et empêcher les pratiques anticoncurrentielles de grandes entreprises comme Apple, Alphabet, Amazon et Facebook. Ceci fait suite à une enquête de 16 mois sur ces entreprises pour réformer les lois à l'ère numérique.


Le rapport suggère que les plateformes dominantes ne devraient pas être autorisées à donner la priorité à leurs propres services afin d'offrir des conditions égales aux concurrents. Une proposition du panel consiste à exiger de toutes les entreprises technologiques qu'elles proposent aux utilisateurs des moyens de transférer facilement toutes les données d'une plateforme à l'autre, permettant ainsi aux consommateurs de passer d'un produit ou d'un service à l'autre quand ils le souhaitent.

Une autre proposition majeure est l'exigence de séparations structurelles des grandes entreprises, ce qui obligerait ces entreprises technologiques à se scinder en différentes entreprises plus petites. Cela empêcherait également les plateformes dominantes de pénétrer dans des « secteurs d'activité adjacents ». Le président de la sous-commission, David Cicilline, a mentionné un « Glass-Steagall Act pour l'Internet » en référence à la loi qui a séparé les opérations commerciales des banques d'investissement dans les années 1930. En d'autres termes, cela pourrait forcer Apple à séparer ses opérations App Store dans une autre société ou Google à séparer ses opérations YouTube.

Les auteurs du rapport ont examiné le contrôle qu'exerce Apple sur son App Store, seul moyen pour les consommateurs d'installer des applications ou des logiciels sur un iPhone, ainsi que sa propension à acheter de petites entreprises technologiques et à les transformer en fonctionnalités pour ses produits. Les auteurs ont constaté qu'Apple jouit d'un pouvoir monopolistique sur la distribution des applications logicielles sur les appareils iOS. Le rapport d’enquête affirme qu'Apple a profité de la manière dont les applications sont distribuées sur les appareils iOS pour réduire la concurrence avec ses services.

Le rapport indique également que les utilisateurs ne passent pas souvent de l'iPhone au téléphone Android, ce qui fait de la distribution sur les appareils Apple un marché « durable », car il n'y a pas lieu de craindre que les développeurs ou les consommateurs abandonnent leur iPhone. « Le pouvoir de marché d'Apple est durable en raison des coûts de changement élevés, du verrouillage de l'écosystème et de la fidélité à la marque », indique le rapport. « Il est peu probable qu'il y ait une entrée réussie sur le marché pour contester la domination d'iOS et d'Android ».

Lors d'une interview en septembre, le PDG d'Apple, Tim Cook, a déclaré qu'il espérait que la société pourrait « se dégager » des enquêtes antitrust et qu'il pensait qu'Apple n'avait pas de part de marché dominante dans les smartphones. « Nous sommes sur des marchés très, très concurrentiels », avait-il lancé à l’époque. Le rapport indique qu'Apple détient environ 45 % du marché des smartphones aux États-Unis.

« Notre société ne détient pas de part de marché dominante dans aucune des catégories où nous sommes présents »

Dans une déclaration à MacRumors, Apple a répondu aux recommandations de la sous-commission judiciaire de la Chambre des États-Unis :

« Nous avons toujours dit que l'examen est raisonnable et approprié, mais nous sommes en désaccord total avec les conclusions de ce rapport des services de la Commission concernant Apple. Notre société ne détient pas de part de marché dominante dans aucune des catégories où nous sommes présents. Depuis ses débuts il y a 12 ans avec seulement 500 applications, nous avons construit l'App Store pour qu'il soit un endroit sûr et fiable où les utilisateurs peuvent découvrir et télécharger des applications et un moyen de soutien aux développeurs pour créer et vendre des applications dans le monde entier. Avec près de deux millions d'applications aujourd'hui, l'App Store a tenu cette promesse et satisfait aux normes les plus strictes en matière de confidentialité, de sécurité et de qualité ».


Les républicains de la Commission ont désapprouvé certaines des propositions faites par les démocrates, comme l'imposition de séparations structurelles. Cependant, si ces recommandations finissent par devenir une loi, cela pourrait obliger les grandes entreprises technologiques à modifier leurs pratiques commerciales de base, notamment pour Apple, en changeant la façon dont la société distribue ses propres applications via l'App Store ou les produits ou services qu'elle décide de développer.

Citant les développeurs iOS, le rapport ajoute qu'Apple « sape activement les progrès du Web ouvert sur iOS » en empêchant les entreprises à créer des applications natives sur iOS. Mais dans sa déclaration Apple a dit :

« L'App Store a permis de créer de nouveaux marchés, de nouveaux services et de nouveaux produits qui étaient inimaginables il y a une douzaine d'années, et les développeurs ont été les premiers bénéficiaires de cet écosystème. L'année dernière, rien qu'aux États-Unis, l'App Store a facilité 138 milliards de dollars dans le commerce, dont plus de 85 % sont revenus uniquement à des développeurs tiers ».

Parlant de ses prélèvements de 30 %, la société a dit que « Les taux de commission d'Apple s'inscrivent résolument dans la tendance générale de ceux pratiqués par les autres app stores et marchés de jeux. La concurrence est le moteur de l'innovation, et l'innovation nous a toujours définis chez Apple. Nous travaillons sans relâche pour fournir les meilleurs produits à nos clients, en mettant l'accent sur la sécurité et la confidentialité, et nous continuerons à le faire ».

Une enquête menée par Analysis Group a révélé que l'App Store a généré en 2019 un chiffre d'affaires de 519 milliards de dollars dans le monde, dont 138 milliards de dollars provenant uniquement des États-Unis. Apple revendique être basé sur la protection la vie privée des utilisateurs. Près de 150 000 applications ont été rejetées l'année dernière lors du processus d'examen de l'App Store pour violation des règles de confidentialité.

« Le pouvoir monopolistique d'Apple sur la distribution d'applications sur les iPhone permet à l'App Store de générer des profits supra-normaux. Ces bénéfices sont obtenus en prélevant des loyers aux développeurs, qui soit répercutent les augmentations de prix sur les consommateurs, soit réduisent les investissements dans de nouveaux services innovants », ont écrit les auteurs du rapport. Apple a dit mardi qu’il fournirait une réponse plus détaillée au rapport de la Commission dans les prochains jours.

Apple a fait l'objet de nombreuses enquêtes antitrust dans le monde entier, principalement parce que la société n'autorise pas l'installation d'applications sur les iPhone et iPad en dehors de l'App Store. En Europe, le projet de législation de l'Union européenne envisage d'interdire à Apple et à d'autres entreprises de vendre des appareils avec leurs propres applications de service préinstallées.

Source : Rapport de la Commission judiciaire de la Chambre US

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
Apple dit qu’il ne détient pas de part de marché dominante dans aucune des catégories où il est présent. Quel commentaire en faites-vous ?

Voir aussi :

Tim Cook à propos des enquêtes antitrust : « Il n'y a pas de monopole ici », « Nous sommes sur des marchés très, très concurrentiels »
L'UE veut limiter les applications qu'Apple et Google préinstallent sur votre téléphone, de sorte que vous ayez le choix de les installer vous-mêmes
USA : Facebook est un monopole de réseau social qui achète, copie ou élimine les concurrents, selon la Commission antitrust de la Chambre des représentants
Amazon, Facebook, Apple, et Google ont des pouvoirs de monopoles, c'est pourquoi ils doivent être démantelés, d'après le rapport parlementaire US

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Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 15/10/2020 à 15:42
Bill Gates : « j'étais naïf chez Microsoft, je n'ai pas réalisé que le succès entraînerait un examen antitrust »
une réglementation des grandes entreprises de la Tech pourrait arriver bientôt, dit-il

Bill Gates, le cofondateur et ancien PDG de Microsoft s’est entretenu avec CNBC cette semaine au sujet des relations tendues entre le gouvernement américain et la Big Tech, à un moment où la sous-commission judiciaire de la Chambre des représentants sur les lois antitrust a publié un rapport qui conclut que ces groupes détiennent un pouvoir monopolistique. Bill Gates a déclaré à CNBC que les règles vont quelque peu changer à propos de la possibilité d'une réglementation antitrust pour les grandes entreprises de la Tech. Selon lui, il y a de fortes chances que cette réglementation arrive.

Ces dix dernières années, les enquêtes antitrust visant la Big Tech se sont multipliées. Ces entreprises sont accusées d’user de pratiques déloyales en vue de garder leur pouvoir, mais aussi leur place de leader sur leur marché respectif. Parmi les accusateurs, on retrouve plusieurs jeunes concurrents, certains politiques et parfois même des États ou le ministère de la Justice. L’année dernière, la sous-commission judiciaire de la Chambre des représentants sur les lois antitrust a lancé une vaste enquête sur les GAFA. Elle a rendu son verdict au début du mois, avec de mauvaises conclusions pour les GAFA.

Interrogé sur la situation actuelle et l’évolution des GAFA, notamment celle de Microsoft, Bill Gates a déclaré à CNBC mercredi qu'il avait été naïf au sujet de la surveillance gouvernementale qui vient avec l'augmentation de la taille à l’époque où il dirigeait Microsoft. Gates a déclaré qu’il a été naïf lorsqu’il a ignoré de faire la lumière sur certaines choses dès le départ. « J'étais naïf chez Microsoft et je ne savais pas que notre succès attirerait l'attention du gouvernement », a déclaré Gates, faisant référence aux défis antitrust de Microsoft d'il y a plus de 20 ans.


« Et donc j’ai fait des erreurs, vous savez, en disant simplement : Hé, je ne vais jamais à Washington, D.C. Et maintenant, je ne pense pas, vous savez, que la naïveté soit au rendez-vous ». Selon ce qu’il dit, il était évident que le gouvernement allait s’en mêler, mais qu’il n’a pas su faire ce qu’il fallait. « Chaque fois que vous devenez une entreprise précieuse, affectant la façon dont les personnes communiquent et même le discours politique véhiculé par votre système et un pourcentage plus élevé de commerce, par le biais de votre système, vous allez vous attendre à beaucoup plus d'attention de la part du gouvernement », a-t-il déclaré.

Notons que Gates a démissionné de son poste de PDG de Microsoft au beau milieu de l'affaire antitrust du ministère américain de la Justice, qui accusait la société d'avoir tenté de monopoliser le marché des navigateurs Web en combinant Internet Explorer et Windows. La société a conclu un accord avec le ministère de la Justice en 2001. À l’époque, il a été remplacé par son ami Steve Ballmer, celui-là même qui avait qualifié Linux de cancer de la propriété intellectuelle. Il est resté PDG de Microsoft jusqu’en 2014, remplacé par Satya Nadella, et a depuis changé d’avis sur le noyau Linux.

Au sujet de la situation actuelle des GAFA, Bill Gates a déclaré qu’il est fort probable qu’une réglementation antitrust pour les grandes technologiques arrive bientôt. « Les règles vont quelque peu changer », a déclaré Gates, en contraste avec la possibilité d'une future réglementation. « Je dirais que les chances qu'ils fassent quelque chose sont assez élevées ». En effet, la semaine passée, la sous-commission judiciaire de la Chambre sur les lois antitrust a publié un rapport qui a conclu qu'Apple, Facebook, Google et Amazon détiennent un pouvoir monopolistique.

« Nous devons obtenir les détails », a déclaré Gates lorsqu'on l'a interrogé sur le risque qu'une réglementation de plus réduise l'innovation. « Y a-t-il une règle concernant l'acquisition ? Y a-t-il une règle sur la division des parties des entreprises, soit - pour créer une disponibilité ouverte de ces ressources ? ». En outre, à la suite de la publication du rapport la semaine dernière, Ballmer a, de son côté, recommandé lors d’un interview sur CNBC que les sociétés de la Big Tech se rendent à Washington et s'engagent de manière proactive auprès des régulateurs.

Toutefois, si cette conclusion de la sous-commission a de quoi inquiéter la Big Tech, Ballmer a aussi déclaré qu’il parierait de l'argent que le Congrès ne les démantèlerait pas. Par exemple, la sous-commission parlementaire s'est penchée sur la question de savoir si Facebook a acquis Instagram pour éliminer un concurrent. Le panel a conclu que Facebook exerce des pouvoirs monopolistiques dans le réseau social et a maintenu sa position en acquérant, copiant ou éliminant ses concurrents. La scission de ces acquisitions pourrait être une possibilité de réglementation future.

Les auteurs du rapport recommandent que le Congrès examine une série de recours potentiels. Cela inclut une séparation structurelle, qui pourrait obliger les entreprises à scinder des parties de leurs activités. Facebook pourrait par exemple être contraint de séparer opérationnellement ou de céder Instagram et WhatsApp, tous deux acquis par l'entreprise. De même, ils demandent au Congrès de considérer toute acquisition par les grandes entreprises technologiques comme anticoncurrentielle, à moins que ces dernières puissent prouver que la fusion serait dans l'intérêt du public.

Source : CNBC

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?

Voir aussi

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Trois législateurs chargés d'interroger les GAFA sur leurs pratiques anticoncurrentielles disposent de milliers de dollars d'actions dans ces entreprises
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Avatar de KEKE93
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 15/10/2020 à 17:31
Les procès pour situation monopolistique sont des procédures très très longues.
Le procès anti-trust d'IBM avait duré de 1969 à 1982 et a généré 30 millions de pages

https://www.historyofinformation.com/detail.php?id=923

Tellement long que la situation d'IBM s'est arrangée toute seule au début des années 80, de nouveau concurrents étant venus sur le marché (Cf les PC compatibles, Oracle puis Cisco...); la cour ayant jugé qu'IBM ne méritait plus un tel procés...
IBM, prévoyant un démantellement, avait changé sa structure organisationelle de sorte qu'un démantellement ait le moins d'effet possible et est ainsi devenu un monolithe elephantesque incapable de "danser" face à la concurrence...

C'est ce qui pourrait advenir aussi aux GAFAM.
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Avatar de Nancy Rey
Chroniqueuse Actualités https://www.developpez.com
Le 11/10/2020 à 5:22
Microsoft est désormais "l'adulte dans la salle" parmi les grandes technologies, déclare une députée de Seattle
lors d’une audition devant le congrès portant sur les pratiques commerciales des GAFAM

Alors que Facebook, Amazon, Apple et Google sont pris pour cible par la commission judiciaire de la Chambre des représentants pour avoir abusé de la loi antitrust américaine, une grande entreprise a réussi à échapper à la lumière : Microsoft.

En effet, les géants du Web Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft ont été la cible de Washington toute l'année. Enfin, la plupart d'entre eux au moins. Les PDG de Facebook, Amazon, Apple et Google ont été pratiquement interrogés devant le Congrès cet été et font maintenant l'objet d'un rapport de 451 pages publié cette semaine sur leurs pratiques commerciales. Facebook, Google et Twitter seront de retour devant les législateurs plus tard ce mois-ci pour une audition au Sénat.

Mais Microsoft qui n'est pas étrangère aux enquêtes du Congrès ces dernières années, a largement réussi à échapper à la tempête. C'est parce qu'ils sont actuellement "l'adulte dans la pièce d'une certaine manière sur cette question", a déclaré la représentante Pramila Jayapal, un membre démocrate de la sous-commission antitrust de la Chambre, qui a plongé dans les pratiques commerciales des géants de la technologie au cours des 16 derniers mois.

Le rapport final n'appelle pas à une scission des entreprises, mais parle de la nécessité de "séparations structurelles" pour interdire à une partie d'une entreprise d'utiliser une autre partie de sa plate-forme pour obtenir un avantage déloyal. L'idée est une "feuille de route" pour restaurer la concurrence, améliorer l'innovation et sauvegarder la démocratie, affirment les auteurs démocrates du rapport. Les représentants Jerrold Nadler et David N. Cicilline sont les auteurs du dit rapport.


Le district de Seattle de Jayapal englobe le siège d'Amazon. Les pratiques de cette dernière en particulier la manière dont la société utilise les données de vendeurs tiers, ont été l'un des principaux centres d'intérêt de la représentante Jayapal.

C'est le travail du Congrès de s'assurer qu' « une entreprise comme Amazon ne peut pas mettre en faillite une petite entreprise qui produit des couches en prenant toutes ces informations sur le marché auxquelles personne d'autre n'a accès, et en les utilisant pour subventionner les pertes et pousser les petites entreprises à la faillite », a déclaré Jayapal.

Elle a également eu une relation moins que cordiale avec le PDG d'Amazon, Jeff Bezos. Lors d'une interview, Jayapal a déclaré qu'elle n'avait jamais rencontré le milliardaire auparavant. Ils se sont effectivement parlé virtuellement en juillet lorsqu'elle l'a interrogé sur le sujet pendant les audiences, mais elle a déclaré cette semaine que la communication a été rare depuis lors. « J'ai usé de la politique de porte ouverte pour parler avec Monsieur Bezos et je l'ai invité à de nombreuses reprises », a-t-elle déclaré. Bien qu'elle ait rencontré des cadres supérieurs d'Amazon.

Microsoft comme exemple

« La leçon à tirer est que l'autorégulation ne fonctionne pas », a déclaré Jayapal. Elle cite Microsoft comme exemple à suivre par Amazon, pour sa collaboration fructueuse avec le gouvernement. En 1998, Microsoft a fait l'objet d'une enquête antitrust du Congrès et beaucoup voulaient briser la société. Au final, Bill Gates a pu éviter une rupture en promettant de changer les méthodes de son entreprise. L'entreprise a dû « changer sa culture, changer ses lignes d'activité. Le processus d'implication du gouvernement a conduit Microsoft à créer une « plate-forme pour que d'autres petites entreprises puissent prospérer », a déclaré Jayapal.

Jayapal est peut-être le membre le plus libéral de l'équipe chargée d'enquêter sur les grandes technologies. Élue au Congrès en 2016, Jayapal est considérée comme un mentor pour les nouveaux législateurs démocrates.

Jayapal a également cité l'exemple de Microsoft pour expliquer pourquoi la dissolution d'une entreprise n'est pas toujours la meilleure option. « Peut-être qu'avec le recul, Amazon, une fois que nous les aurons réglementés, une fois que nous aurons mis en œuvre certaines des recommandations du rapport, nous regarderons en arrière et nous dirons : vous savez quoi ? C'est une bonne chose que cela soit arrivé », a-t-elle dit.

Source : Rapport

Et vous ?

Que vous inspirent ces faits ?
Que pensez-vous des propos de la députée Jayapal ? Partagez-vous son avis ?

Voir aussi :

Les PDG des GAFA ont été auditionnés par le Congrès américain dans le cadre d'une enquête antitrust, une séance marquée par des échanges tendus entre les participants

Amazon, Facebook, Apple, et Google ont des pouvoirs de monopoles, c'est pourquoi ils doivent être démantelés, d'après le rapport parlementaire US

Une ONG parle de l'accélération des dépenses en lobbying des GAFAM en Europe, qui sont deux fois plus élevées que celles des sept plus grands constructeurs automobiles européens selon Corporate Europe

Trois législateurs chargés d'interroger les GAFA sur leurs pratiques anticoncurrentielles, disposent de milliers de dollars d'actions dans ces entreprises
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Avatar de esperanto
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 12/10/2020 à 8:55
Citation Envoyé par Nancy Rey Voir le message
Au final, Bill Gates a pu éviter une rupture en promettant de changer les méthodes de son entreprise.
Ah bon? J'aimerais bien savoir en quoi Microsoft a changé ses méthodes. La vente liée, ça n'a pas changé. Le secure boot qui empêche de choisir sa distribution linux si elle n'a pas payé sa dîme à Microsoft, c'est quand même eux. Ah oui pardon, maintenant il y a la possibilité de payer qui n'existait pas avant...

Au fait, l'adulte, c'est pas celui qui a quitté la maison et peut donc faire ses bêtises dans son coin sans embêter personne?
Au fond elle a juste raison sur un point: l'adulte, ce n'est pas elle!
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Avatar de phil995511
Membre averti https://www.developpez.com
Le 17/10/2020 à 19:02
Je n'apprécie pas Micro$ pour les procès qu'ils ont intentés à l'époque contre Linux pour tenter de leur barrer la route, tout comme le fait qu'ils nous imposent leur OS à l'achat d'une machine, etc, etc.

Microsoft = hégémonie... c'est plus que certain.

Après si leur gouvernement démantèle potentiellement les entreprises US de la Hi-Tech comme on en entend parler ces derniers jours, ils vont perdre leur leadership ainsi que bien de $ au passage. Il y a donc assez peu de chances que des entreprises comme Google and Amazon and co soient réellement démantelées, sauf si ils continuent à essayer de ne pas payer leurs impôts...
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Avatar de esperanto
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 16/10/2020 à 9:54
Citation Envoyé par Bill Fassinou Voir le message
Bill Gates : « j'étais naïf chez Microsoft, je n'ai pas réalisé que le succès entraînerait un examen antitrust »
Moi je n'ai pas été naïf, j'ai vite compris que cet examen ne changerait pas grand chose pour l'utilisateur final...
(ou encore pire, qu'on imposerait des mesures tellement stupides que l'utilisateur final les rejetterait, comme l'histoire de l'écran du choix de navigateur...)
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Avatar de walfrat
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 15/10/2020 à 17:28
j'étais naïf chez Microsoft, je n'ai pas réalisé que le succès entraînerait un examen antitrust
J'aurais bien aimé avoir la définition de "le succès" de notre cher ami
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