L'App Store d'Apple est soumis à de nouvelles règles strictes en Chine en raison du durcissement de la politique de surveillance de l'État. Apple a commencé à exiger que les nouvelles applications présentent la preuve d'une licence du gouvernement chinois avant leur publication sur la version chinoise de son App Store. Les développeurs d'application doivent soumettre un dossier de "fournisseur de contenu Internet" (ICP), requis pour que les sites Web puissent opérer légalement en Chine, à Apple afin d'avoir accès à l'App Store dans le pays. Toutefois, l'enregistrement des applications étrangères menace de faire disparaître Facebook, Instagram et X de l'App Store de l'iPhone en Chine.Apple est confrontée à un nouveau défi en Chine : une répression qui pourrait remodeler les offres de son App Store. En effet, la Chine a annoncé de nouvelles lois sur les applications en août 2023, stipulant que les développeurs doivent être basés dans le pays ou s'associer avec un développeur basé dans le pays. Les nouvelles règles de la Chine posent des problèmes de confidentialités, notamment en ce qui concerne l'endroit où sont conservées les données personnelles des utilisateurs, mais la loi renforce avant tout la surveillance de Pékin et donne au gouvernement communiste un contrôle total sur les applications qui peuvent être vendues dans le pays.
Dans un premier temps, Apple se serait opposée à la réglementation, au point que des membres de son personnel auraient rencontré des fonctionnaires chinois pour s'y opposer. Cependant, de récents rapports ont signalé que Apple a commencé à se conformer à la loi, rejoignant ainsi ses rivaux locaux qui ont adopté cette politique il y a plusieurs années afin de se conformer aux réglementations de l'État de plus en plus strictes. Depuis le vendredi 29 septembre 2023, la firme de Cupertino exige des développeurs qu'ils soumettent leur licence de "fournisseur de contenu Internet" (Internet Content Provider - ICP) lorsqu'ils proposent de nouvelles applications.
Le dépôt ICP est un enregistrement requis pour que les sites Web puissent opérer légalement en Chine, et les rivaux d'Apple tels que Huawei ont adopté le programme depuis 2017. Ces changements auraient pour but de réduire les escroqueries en ligne, la pornographie et la circulation d'informations contraires aux règles strictes de censure en vigueur dans le pays. La Chine aurait accordé un délai de grâce aux développeurs pour qu'ils se conforment à la loi, mais pour les nouvelles applications, ce délai a pris fin en septembre 2023. Selon un rapport publié la semaine dernière par le Wall Street Journal, les applications existantes ont jusqu'à mars 2024.
Pékin s'est efforcé de contrôler étroitement les entreprises occidentales de médias sociaux. Les plateformes comme Facebook et Instagram sont déjà interdites en ligne, mais il est possible d'y accéder via des applications. Les utilisateurs chinois peuvent utiliser des VPN pour contourner le Grand Pare-feu chinois, et Pékin cherche donc à combler cette lacune. Ainsi, la nouvelle réglementation pourrait aider le gouvernement chinois à combler cette faille. Selon certains analystes, cette réglementation menace de faire disparaître les applications étrangères de médias sociaux, notamment Instagram, X (anciennement Twitter), Facebook, YouTube et WhatsApp.
Selon les estimations de Sensor Tower, un cabinet d'analyse de marché, ces cinq applications de médias sociaux ont été téléchargées depuis le magasin d'applications d'Apple plus de 170 millions de fois en Chine au cours de la dernière décennie. Certaines applications telles que X ont été utilisés pour diffuser des informations et des vidéos sur les manifestations contre les règles liées à la Covid-19 en Chine. D'ici à juillet 2024, Apple ne pourra plus proposer ces applications en Chine sans que les fournisseurs soient enregistrés auprès du gouvernement conformément aux exigences du ministère chinois de l'Industrie et des Technologies de l'information.
Cependant, selon certains analystes, il est peu probable que les fournisseurs de ces applications s'enregistrent auprès du gouvernement chinois, car ils pourraient alors devoir se conformer aux exigences en matière de transfert de données et de censure, ce qui ne laisserait pas d'autre choix à Apple que de les supprimer sous peine de sanctions légales. Apple n'a pas souhaité faire de commentaires. Ni le...
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