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L'App Store et Apple Pay d'Apple ciblés par les autorités antitrust de l'UE,
En raison des pratiques commerciales anticoncurrentielles visant à bloquer les concurrents

Le , par Stan Adkens

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6  0 
La Commission européenne a ouvert mardi deux enquêtes antitrust concernant les règles sur App Store et Apple Pay du géant américain Apple, l’UE cherchant à comprendre les pratiques commerciales anticoncurrentielles dénoncées et visant à bloquer les concurrents. La première enquête visera à déterminer si Apple a enfreint les règles de concurrence de l'UE avec ses politiques d'App Store, suite aux plaintes déposées par Spotify et Rakuten concernant le prélèvement de 30 % sur les abonnements et des ventes d'ebooks par Apple sur son App Store. La Commission européenne se penchera également sur Apple Pay pour déterminer si les conditions générales d'Apple concernant son système de paiement sont contraires aux à ces règles.

« Nous devons veiller à ce que les règles d'Apple ne faussent pas la concurrence sur les marchés où Apple est en concurrence avec d'autres développeurs d'applications, par exemple avec son service de streaming de musique, Apple Music, ou avec Apple Books », a déclaré Margrethe Vestager, chef de la division antitrust de l'UE. « J'ai donc décidé d'examiner de près les règles de l'App Store d'Apple et leur conformité avec les règles de concurrence de l'UE ».


Dans la première affaire, la Commission européenne veut mener une enquête sur l'utilisation obligatoire du système d'achat in-app d'Apple et sur les règles empêchant les développeurs d'applications d'informer les utilisateurs d'iPhone et d'iPad des options moins chères disponibles ailleurs. Cette affaire fait suite à une plainte déposée l'année dernière par le service suédois de streaming de musique Spotify.

Spotify a affirmé qu'Apple utilise son App Store pour étouffer l'innovation en restreignant injustement ses concurrents et pour limiter le choix des consommateurs au profit de son propre service Apple Music. Dans une plainte déposée à la CE en mars 2019, Spotify a déclaré qu'Apple avait « incliné le terrain de jeu » en exploitant en sa faveur sa plateforme iOS et sa boutique en App Store. Daniel Ek, PDG de Spotify, a notamment avancé ceci l’an dernier :

« Ces dernières années, Apple a introduit dans l'App Store des règles qui limitent délibérément le choix et étouffent l'innovation au détriment de l'expérience utilisateur, agissant essentiellement à la fois comme joueur et comme arbitre pour désavantager délibérément les autres développeurs d'applications. Après avoir tenté sans succès de résoudre les problèmes directement avec Apple, nous demandons maintenant à la CE de prendre des mesures pour assurer une concurrence loyale ».

« Pour illustrer ce que je veux dire, laissez-moi vous donner quelques exemples. Apple exige que Spotify et les autres services numériques paient une taxe de 30 % sur les achats effectués via le système de paiement Apple, y compris la mise à niveau de notre service gratuit vers notre service Premium. Si nous payions cette taxe, cela nous obligerait à gonfler artificiellement le prix de notre abonnement Premium bien au-dessus du prix de Apple Music. Et pour que nos prix restent concurrentiels pour nos clients, nous ne pouvons pas le faire ».

Rakuten, une société de services internet, a déposé une plainte similaire auprès de l'UE en début de cette année, alléguant qu'il est anticoncurrentiel pour Apple de prendre une commission de 30 % sur les livres électroniques vendus sur l'App Store tout en faisant la promotion de son propre service Apple Books.


Parallèlement à l'enquête sur l'App Store, la Commission européenne se penchera également sur Apple Pay pour déterminer si le système de paiement d'Apple enfreint les règles de concurrence de l'UE. En effet, selon Reuters, Apple accorde un accès limité à la fonctionnalité de communication en champ proche (NFC) de ses appareils iPhone et Apple Watch, ce qui signifie que les banques et autres prestataires de services financiers ne peuvent pas proposer de paiements NFC via leurs propres applications.

L’augmentation des paiements mobiles en Europe, due à la pandémie de coronavirus en cours, est à l'origine de l’enquête sur Apple Pay, a indiqué la chef de la division antitrust de l'UE. « Il semble qu'Apple fixe les conditions d'utilisation de l'Apple Pay dans les applications et les sites Web des commerçants », a expliqué Mme Vestager. « Il réserve également la fonction "tap and go" des iPhone à Apple Pay. Il est important que les mesures prises par Apple ne privent pas les consommateurs des avantages des nouvelles technologies de paiement, notamment un meilleur choix, la qualité, l'innovation et des prix compétitifs », a-t-elle ajouté.

Apple se dit déçu par les enquêtes antitrust de l'UE

Apple a réagi à la nouvelle en accusant quelques entreprises d'avoir déposé des plaintes infondées et a critiqué les autorités antitrust de l'UE pour les avoir écoutées et avoir ouvert deux enquêtes sur son Apple Pay et son App Store.

« Il est décevant que la Commission européenne avance des plaintes sans fondement de la part d'une poignée d'entreprises qui veulent simplement un voyage gratuit, et ne veulent pas jouer selon les mêmes règles que tout le monde », a déclaré un porte-parole d'Apple dans un communiqué. « Nous ne pensons pas que ce soit juste - nous voulons maintenir des conditions équitables où toute personne déterminée et ayant une grande idée peut réussir », a-t-il ajouté.

Spotify s'est félicité de l'enquête de l'UE, en disant qu'il espérait que les régulateurs traiteraient l'affaire en urgence, a rapporté Reuters. Dans un communiqué, la société a décrit l'enquête comme une "bonne journée" pour les consommateurs, Spotify et les développeurs. « Nous saluons la décision de la Commission européenne d'ouvrir une enquête officielle sur Apple, et nous espérons qu'elle agira de toute urgence pour garantir une concurrence équitable sur la plateforme iOS pour tous les participants à l'économie numérique ».


« Il semble qu'Apple ait obtenu un rôle de "gardien" en ce qui concerne la distribution des applications et du contenu aux utilisateurs des appareils les plus populaires d'Apple », a déclaré Margrethe Vestager, dans un communiqué. Les deux enquêtes antitrust officielles devraient débuter immédiatement, la Commission promettant de mener des enquêtes approfondies "en priorité".

Apple se réjouit également de pouvoir prouver à la Commission européenne qu'elle a un objectif simple en tête. « En fin de compte, notre objectif est simple : que nos clients aient accès à la meilleure application ou au meilleur service de leur choix, dans un environnement sûr et sécurisé. Nous sommes heureux de pouvoir montrer à la Commission européenne tout ce que nous avons fait pour que cet objectif devienne réalité ».

L'enquête sur Apple Pay arrive quelques mois après que les législateurs allemands aient voté en faveur d'une législation qui pourrait forcer Apple à autoriser d'autres entreprises à accéder aux puces NFC de son téléphone. Apple a été surpris par le projet de législation, affirmant que cette mesure « pourrait nuire à la convivialité, à la protection des données et à la sécurité des informations financières ». Ces enquêtes surviennent également juste un jour après qu'Apple ait présenté les conclusions d'une nouvelle étude qui montre que son App Store a généré à lui seul, en 2019, 519 milliards de dollars de facturation et de ventes totales estimées de produits et services physiques et de biens numériques .

En 2018, des possesseurs américains d'iPhone avaient estimé que les applications coûtaient trop chers sur iOS à cause de la commission prélevée par Apple aux développeurs. Attendons de voir si ces actions européennes pousseront Apple à revoir ses conditions pour le bonheur des développeurs. « Combien d'éditeurs font faillite en raison des revenus qu'ils perdent au profit d'Apple, de Google et même de Steam (pour les jeux) ? Personnellement, je n'en ai aucune idée, mais ce sont les paramètres que nous devrions examiner, plutôt que l'argent que l'App Store rapporte à Apple », a écrit un commentateur. Et vous, que pensez-vous de ces enquêtes ?

Source : Reuters

Et vous ?

Que pensez-vous de ces nouvelles enquêtes ?
Pensez-vous qu’elles conduiront Apple à revoir ses pratiques commerciales ?

Lire aussi

Bruxelles va ouvrir une enquête antitrust contre Apple dans le domaine du streaming musical, suite à une plainte de Spotify
L'App Store a généré environ 519 milliards de dollars de chiffre d'affaires l'année dernière, selon Apple
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Des possesseurs d'iPhone estiment que les applications coûtent trop chers sur iOS à cause de la commission prélevée par Apple aux développeurs

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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 28/04/2021 à 22:07
La Commission européenne pourrait inculper Apple dans les jours à venir pour abus de position dominante,
suite aux plaintes concernant le prélèvement de 30 % sur les achats in-app

En juin 2020, la Commission européenne a annoncé l'ouverture de deux enquêtes antitrust concernant les règles sur App Store et Apple Pay de la grande enseigne américaine Apple. L'objectif de l’UE est simple : comprendre les pratiques commerciales anticoncurrentielles dénoncées par la concurrence qui indique avoir été bloquée. La première enquête visait à déterminer si Apple a enfreint les règles de concurrence de l'UE avec ses politiques d'App Store, suite aux plaintes déposées par Spotify et Rakuten concernant le prélèvement de 30 % sur les abonnements et des ventes d'ebooks par Apple sur son App Store. La Commission européenne a décidé de se pencher également sur Apple Pay pour déterminer si les conditions générales d'Apple concernant son système de paiement sont contraires aux à ces règles.

« Nous devons veiller à ce que les règles d'Apple ne faussent pas la concurrence sur les marchés où Apple est en concurrence avec d'autres développeurs d'applications, par exemple avec son service de streaming de musique, Apple Music, ou avec Apple Books », a déclaré Margrethe Vestager, chef de la division antitrust de l'UE. « J'ai donc décidé d'examiner de près les règles de l'App Store d'Apple et leur conformité avec les règles de concurrence de l'UE ».

Dans la première affaire, la Commission européenne a lancé une enquête sur l'utilisation obligatoire du système d'achat in-app d'Apple et sur les règles empêchant les développeurs d'applications d'informer les utilisateurs d'iPhone et d'iPad des options moins chères disponibles ailleurs. Cette affaire fait suite à une plainte déposée en 2019 par le service suédois de streaming de musique Spotify.

À l'époque, Apple avait recalé une mise à jour pour l’application Spotify sur iOS. Une chose avec laquelle le suédois n'était pas d'accord et avait donc porté deux chefs d'accusation contre l'entreprise auprès de la Commission. Il a accusé la firme de Tim Cook d’utiliser son processus de validation de l’App Store pour mettre en avant son propre service de streaming de musique.


En fait, Apple possède également une application de streaming de musique appelée Apple Music. En réponse à cette première accusation, Apple a déclaré que l’éditeur suédois ne respecte pas les règles commerciales. Notons qu'au moment des faits, Spotify ne permettait plus à ses utilisateurs de s’inscrire à son offre premium depuis son application. Cela lui permettait d’éviter de payer les 30 % de commission à Apple comme l’exigent les règles de l’App Store. Au lieu de cela, Spotify proposait de s'inscrire au service premium depuis son site officiel, ce qui serait contraire aux règles imposées par Apple.

Ces dernières stipulent qu’un développeur doit proposer la possibilité de s’abonner depuis l’application si un tel abonnement pouvait être souscrit ailleurs. La deuxième accusation de Spotify concerne donc les 30 % de commission qu'il juge « exagérée ». À ce propos, la firme de Cupertino avait déclaré que les propos tenus par Spotify étaient infondés et ne justifiaient guère son agacement. De plus, elle avait déclaré regretter le fait que Spotify avait décidé de rendre l’affaire publique. Bruce Sewell, directeur juridique d’Apple, avait d'ailleurs envoyé un courrier pour clarifier la situation avec une certaine ironie.

« Il ne fait aucun doute que Spotify a largement bénéficié de son association avec l’App Store. Depuis votre arrivée en 2009 sur l’App Store, la plateforme d’Apple vous a fourni 160 millions de téléchargements pour votre application, engendrant des centaines de millions de dollars de revenus incrémentiels pour Spotify. C’est pourquoi nous sommes troublés que vous demandiez à être exemptés des règles qui s’appliquent à tous les développeurs ». Apple avait souligné dans sa lettre que ses règles s’appliquent à tout le monde, dans le but de favoriser la compétition et non pas de la dissoudre.

Spotify a affirmé qu'Apple utilise son App Store pour étouffer l'innovation en restreignant injustement ses concurrents et pour limiter le choix des consommateurs au profit de son propre service Apple Music. Dans une plainte déposée à la CE en mars 2019, Spotify a déclaré qu'Apple avait « incliné le terrain de jeu » en exploitant en sa faveur sa plateforme iOS et sa boutique en App Store. Daniel Ek, PDG de Spotify, a notamment avancé ceci en 2019 :

« Ces dernières années, Apple a introduit dans l'App Store des règles qui limitent délibérément le choix et étouffent l'innovation au détriment de l'expérience utilisateur, agissant essentiellement à la fois comme joueur et comme arbitre pour désavantager délibérément les autres développeurs d'applications. Après avoir tenté sans succès de résoudre les problèmes directement avec Apple, nous demandons maintenant à la CE de prendre des mesures pour assurer une concurrence loyale ».

« Pour illustrer ce que je veux dire, laissez-moi vous donner quelques exemples. Apple exige que Spotify et les autres services numériques paient une taxe de 30 % sur les achats effectués via le système de paiement Apple, y compris la mise à niveau de notre service gratuit vers notre service Premium. Si nous payions cette taxe, cela nous obligerait à gonfler artificiellement le prix de notre abonnement Premium bien au-dessus du prix de Apple Music. Et pour que nos prix restent concurrentiels pour nos clients, nous ne pouvons pas le faire ».

En mars, la Commission a indiqué qu'elle avait terminé son enquête. D’après le Financial Times, la Commission européenne devrait engager des poursuites judiciaires contre Apple dès cette semaine.

Spotify est loin d’être la seule entreprise à critiquer les pratiques supposément monopolistiques d’Apple. D’autres géants comme Netflix ou encore Rakuten ont ainsi rejoint une coalition contre la marque à la pomme pour cette raison. L’éditeur de jeux vidéo Epic Games est allé beaucoup plus loin en déposant plainte contre la firme dans plusieurs pays du monde. Finalement, Apple a décidé de lâcher du lest en abaissant le coût de la commission de 30 à 15 % pour les développeurs gagnant moins de 1 million de dollars par an.

Si Apple est finalement reconnu coupable d'avoir enfreint les règles de l'UE, après une longue période d'appels potentiels, l'entreprise encourt une amende pouvant atteindre les 10 % de ses revenus mondiaux. Par ailleurs, Bruxelles fait passer une nouvelle loi sur les marchés numériques qui cherche à définir quand les entreprises de la Big Tech se comportent de manière anticoncurrentielle afin que les remèdes puissent être appliqués plus rapidement.

Source : Financial Times

Et vous ?

Que pensez-vous de la commission de 30 % qui était prélevée par Apple ?
Le fait qu'Apple l'ait fait passer, sous réserve de certaines conditions, à 15 % est-il susceptible de faire changer les choses ?
Partagez-vous l'opinion de Spotify qui estime « qu'Apple a introduit dans l'App Store des règles qui limitent délibérément le choix et étouffent l'innovation au détriment de l'expérience utilisateur, agissant essentiellement à la fois comme joueur et comme arbitre pour désavantager délibérément les autres développeurs d'applications » ?
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Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 05/03/2021 à 12:37
Apple pourrait faire face à une plainte antitrust de l'UE d'ici l'été prochain
en rapport avec la plainte de Spotify

La Commission européenne a maintenant terminé l'enquête qu'elle avait ouverte sur Apple dans le domaine du streaming musical à la suite de la plainte de Spotify il y a deux ans. Le fabricant de l'iPhone avait été accusé par le service suédois de streaming musical d’utiliser son processus de validation de l’App Store pour mettre en avant son propre service de streaming de musique. Les conclusions de l'enquête ne sont peut-être pas très bonnes pour Apple. En effet, des sources proches du dossier ont déclaré jeudi qu'Apple devrait bientôt être confronté à une plainte antitrust de l'UE dans le cadre de l'affaire qui l'oppose à Spotify.

Bruxelles envisagerait une plainte contre Apple d'ici l'été prochain

La Commission européenne pourrait envoyer à Apple avant l'été la communication des griefs exposant les violations présumées des règles antitrust de l'UE. L'affaire fait en effet suite à une plainte déposée par Spotify en mars 2019. À l'époque, Apple avait recalé une mise à jour pour l’application Spotify sur iOS. Une chose avec laquelle le suédois n'était pas d'accord et avait donc porté deux chefs d'accusation contre le géant de Cupertino auprès de la Commission. Il a accusé la firme de Tim Cook d’utiliser son processus de validation de l’App Store pour mettre en avant son propre service de streaming de musique.



En fait, Apple possède également une application de streaming de musique appelée Apple Music. En réponse à cette première accusation, Apple a déclaré que l’éditeur suédois ne respecte pas les règles commerciales. Notons qu'au moment des faits, Spotify ne permettait plus à ses utilisateurs de s’inscrire à son offre premium depuis son application. Cela lui permettait d’éviter de payer les 30 % de commission à Apple comme l’exigent les règles de l’App Store. Au lieu de cela, Spotify proposait de s'inscrire au service premium depuis son site officiel, ce qui serait contraire aux règles imposées par Apple.

Ces dernières stipulent qu’un développeur doit proposer la possibilité de s’abonner depuis l’application si un tel abonnement pouvait être souscrit ailleurs. La deuxième accusation de Spotify concerne donc les 30 % de commission qu'il juge "exagérée". À ce propos, la firme de Cupertino avait déclaré que les propos tenus par Spotify étaient infondés et ne justifiaient guère son agacement. De plus, elle avait déclaré regretter le fait que Spotify avait décidé de rendre l’affaire publique. Bruce Sewell, directeur juridique d’Apple, avait d'ailleurs envoyé un courrier pour clarifier la situation avec une certaine ironie.

« Il ne fait aucun doute que Spotify a largement bénéficié de son association avec l’App Store. Depuis votre arrivée en 2009 sur l’App Store, la plateforme d’Apple vous a fourni 160 millions de téléchargements pour votre application, engendrant des centaines de millions de dollars de revenus incrémentiels pour Spotify. C’est pourquoi nous sommes troublés que vous demandiez à être exemptés des règles qui s’appliquent à tous les développeurs ». Apple avait souligné dans sa lettre que ses règles s’appliquent à tout le monde, dans le but de favoriser la compétition et non pas de la dissoudre.

Pour voir plus clair dans l'affaire, la Commission européenne avait décidé en juin 2020 de mener sa propre enquête sur les pratiques et les règles appliquées par Apple sur l'App Store. L'enquête a désormais pris fin et les autorités antitrust semblent ne pas avoir été convaincues par les propos justificatifs d'Apple. Elles songeraient donc à le poursuivre pour violation des règles de la concurrence dans l'union. Toutefois, Bruxelles n'a fait aucune déclaration sur le sujet depuis la rumeur.

L'App Store favorise-t-il vraiment la concurrence comme le dit Apple ?

Ces cinq dernières années, de nombreux différends entre Apple et ses concurrents tirent leurs sources des règles en vigueur dans l'App Store. Cela s'est notamment intensifié depuis la plainte de Spotify en mars 2019. Ainsi, outre l'affaire Spotify, la Commission enquête également sur les règles de l'App Store concernant toutes les applications concurrentes de la marque à la pomme. De même, elle enquête aussi sur les règles régissant la distribution des e-books et des livres audio via l'App Store, ainsi que sur les conditions générales de son service de paiement mobile Apple Pay.

Jeudi, l'organisme britannique de surveillance de la concurrence a ouvert une enquête sur les pratiques d'Apple, tandis que l'agence équivalente néerlandaise serait sur le point de prendre une décision sur sa propre affaire concernant l'App Store. Par ailleurs, dans la seconde moitié de l'année dernière, Epic Game, le développeur de la très populaire franchise Fortnite, a aussi essayé de passer outre les 30 % de commission d'Apple, mais a tout de suite été confronté à la riposte du fabricant de l'iPhone. Fortnite a été immédiatement retiré de l'App Store et Apple a évoqué presque les mêmes que dans le cas de Spotify.

Cependant, il est important de noter ici qu'Epic n'a pas supprimé la possibilité de faire des achats dans son application iOS. En fait, l'éditeur de jeu a plutôt soumis une mise à jour qui donnait la possibilité à ses utilisateurs de choisir la façon dont ils souhaitent faire des achats dans l'application : soit via son propre système de paiement in-app ou soit via celui d'Apple. Bien sûr, Epic a porté plainte contre Apple en alléguant, tout comme Spotify, qu'Apple abuse de sa supposée position dominante sur l'App Store. Il a également protesté contre les 30 % de commissions qu'Apple prend chez un développeur après chaque achat effectué dans son application.

Dans sa riposte, qualifiée de "féroce" par beaucoup, Apple avait menacé Epic de révoquer son accès à tous les outils de développement nécessaires pour créer des logiciels pour les plateformes Apple. Il avait également décidé de bloquer toutes les offres concernant le moteur de jeu Unreal d'Epic aux développeurs tiers. Pourtant Apple n'a jamais prétendu que ce dernier avait enfreint une de ses politiques. En gros, non content d'avoir supprimé Fortnite de l'App Store, Apple s'était attaqué à toute l'activité d'Epic dans des domaines indépendants.

Par la suite, un juge a tout de même interdit à Apple de nuire au moteur de jeu Unreal. De son côté, Epic a formé une coalition avec d'autres entreprises mécontentes des politiques appliquées par Apple sur l'App Store afin de mener des actions de protestation. Epic, le service de rencontres Match Group, Spotify et des dizaines d'autres développeurs ont formé ce qu'ils appellent la "Coalition for App Fairness". Apple semble s'être mis à dos pas mal de développeurs l'année dernière, et les choses ne vont pas en s'arrangeant, car de nombreuses enquêtes et plaintes antitrust contre lui, Google et Facebook sont également en cours aux États-Unis.

Et vous ?

Pensez-vous que l'App Store favorise vraiment la concurrence ?
Pensez-vous qu'Apple jouit d'une position dominante sur l'App Store ?
Selon vous, une plainte antitrust de l'UE contre Apple serait-elle justifiée ?

Voir aussi

Bruxelles va ouvrir une enquête antitrust contre Apple dans le domaine du streaming musical, à la suite d'une plainte de Spotify

Des centaines de développeurs d'applications veulent rejoindre la Coalition for App Fairness, un groupe pour la défense de la liberté de choix et la concurrence loyale sur l'App Store

Epic demande à la Cour d'obliger Apple à rétablir Fortnite sur l'App Store. Notant une diminution de 60 % des joueurs sur iOS, l'éditeur se dit prêt à lancer une vitrine de téléchargement concurrente

Apple reçoit l'ordre de ne pas bloquer le moteur Unreal Engine d'Epic au travers d'une décision de justice qui confirme le droit du géant de la marque à la pomme d'éjecter Fortnite de l'App Store

La justice rejette les demandes de réparation d'Apple découlant de sa bataille contre Epic sur Fortnite. Elle estime qu'Apple doit présenter des faits et non se contenter de lancer des affirmations
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Avatar de spyserver
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 17/06/2020 à 14:33
Une autre aberration du système c'est l'impossibilité d'avoir le pass navigo sur un iPhone alors que tellement de gens pourrait en profiter c'est n'importe quoi ...

Pareil plus récemment avec le blocage des apps qui font du streaming de jeu video alors qu'Apple ne propose mm pas quelque chose !

Etre ouvert sur ces points la ne nuirait pas à Apple au contraire, je comprends pas les décisions des dirigeants ...
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Avatar de archqt
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 18/06/2020 à 22:16
Ils veulent juste de le thune
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Avatar de defZero
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 18/06/2020 à 20:20
Je ne sais pas si c'est fait exprès, mais quand j'ai lu l'intitulé de l'article, j'ai bien rie

L'App Store et Apple Pay d'Apple ciblés par les autorités antitrust de l'UE,
En raison des pratiques commerciales anticoncurrentielles visant à bloquer les concurrents
...Oui, bloquer les concurrents est en effet anti-concurrentielles, sinon qu'est ce qu'y le serait ?

Que pensez-vous de ces nouvelles enquêtes ?

Gardez l'argent des enquêtes, les pratiques de ces boîtes sont décrite noire sur blanc dans leurs CGV & CGU.
En les lisant, il faudrait vraiment avoir l’esprit tordus pour y voir autre choses qu'un obstacle à la concurrence.
Mais bon, ce n'est pas comme si MS, Apple et les autres boites de technologies ne le faisaient pas depuis 35 ans maintenant.
D’ailleurs, venir se plaindre maintenant, c'est vraiment se foutre de la gueule du monde.
A croire que nos dirigeant ont déjà gaspillés leurs rentes et qu'ils doivent faire les poches de leurs petits camarades.

Pensez-vous qu’elles conduiront Apple à revoir ses pratiques commerciales ?

Je ne croit pas, non .
LA vrai question serait plutôt de savoir, comment une boite qui à pour emblème une pomme croqué depuis 30 ans, peut-elle être hype au point d'avoir convaincu des gens de vendre un rein pour s'offrir leurs bouses ?
Quand on sait que la plupart de leurs client ne toucheraient même pas un fruits croqué sur une table pour le mettre au composte, c'est cocasse .
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