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Tim Cook : Apple n'est pas en situation de monopole puisqu'il vend moins que Samsung,
« nous n'avons une position dominante sur aucun marché »

Le , par Stéphane le calme

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Apple continue à se défendre contre les multiples accusations selon lesquelles la société aurait recours à des pratiques monopolistiques via son App Store. Juste après avoir présenté des nouveautés à la communauté des développeurs et à la presse lors de l’édition 2019 de la WWDC, Tim Cook a accordé une interview à CNBC pour présenter ses arguments.

Le PDG d'Apple est clair : Apple n'est pas en situation de monopole. Pour le justifier, il s’appuie sur la part de marché de l’iPhone dans le monde, qui est loin d’être dominante. Le PDG indique que Samsung et Huawei, par exemple, sont plus avancés en termes de ventes d'appareils.

« Je pense que nous devrions être surveillés. Mais si vous regardez notre politique, quelle que soit la mesure prise, Apple détient-elle un monopole ou non ? Je ne pense pas que quiconque raisonnable puisse en venir à la conclusion que Apple détient un monopole », précisant que « Notre part est beaucoup plus modeste. Nous n’avons une position dominante sur aucun marché ».

Apple a pris du retard sur Samsung et Huawei en termes de part de marché mondiale pour les smartphones à partir du premier trimestre de 2019, selon l'International Data Corporation. Alors que l’iPhone semble omniprésent aux États-Unis, d’autres marques sont plus répandues à l’international.

Étant donné la part de marché relativement réduite d’Apple dans cet espace, Cook a déclaré: « Nous ne sommes pas en situation de monopole ».


Le monopole ne concerne pas la quantité d’iPhone vendus

Mais l'argument antitrust contre Apple ne repose pas sur ses ventes d'iPhone. Les partisans du démantèlement des grandes entreprises technologiques, parmi lesquels figure la candidate démocrate à la présidence, la sénatrice Elizabeth Warren du Massachusetts, affirment que des sociétés comme Apple ne devraient pas être en mesure de gérer des marchés et de vendre leurs propres produits.

La situation de Spotify

Les développeurs d'applications comme Spotify se sont plaints que Apple utilise son App Store pour limiter injustement ses concurrents à ses propres services.

Pour rappel, tout a commencé en 2016 lorsque, dans le combat pour contrôler le marché du streaming musical, une mise à jour de l’application Spotify sur iOS a été refusée. Spotify, sans évoquer explicitement les motifs de rejet, s’en est prise à Apple. Elle a accusé la firme de Tim Cook d’utiliser son processus de validation de l’App Store pour mettre en avant son propre service de streaming de musique. En guise de justification, Apple a expliqué que l’éditeur ne respecte pas les règles commerciales. En effet, Spotify ne proposait plus à ses utilisateurs la possibilité de s’inscrire à son offre premium depuis son application. Une décision qui ne plairait pas à beaucoup d’utilisateurs, mais qui permettait au service d’éviter de payer les 30 % de commission à Apple comme l’exigent les règles de l’App Store. Or, Spotify proposait de le faire en passant par son site officiel, ce qui serait contraire aux règles imposées par Apple, qui stipulent qu’un développeur doit proposer la possibilité de s’abonner depuis l’application si un tel abonnement pouvait être souscrit ailleurs.

La firme de Cupertino a estimé que les propos tenus par Spotify sont infondés et ne justifient guère son agacement. De plus, la firme a déclaré regretter le fait que Spotify a décidé de rendre l’affaire publique. Bruce Sewell, directeur juridique d’Apple, a envoyé un courrier pour clarifier la situation avec une certaine ironie : « Il ne fait aucun doute que Spotify a largement bénéficié de son association avec l’App Store. Depuis votre arrivée en 2009 sur l’App Store, la plateforme d’Apple vous a fourni 160 millions de téléchargements pour votre application, engendrant des centaines de millions de dollars de revenus incrémentiels pour Spotify. C’est pourquoi nous sommes troublés que vous demandiez à être exemptés des règles qui s’appliquent à tous les développeurs ».


Apple a souligné dans sa lettre que ses règles s’appliquent à tout le monde, dans le but de favoriser la compétition et non pas de la dissoudre. Les autres services concurrents de streaming de musique proposent leurs applications sur l’App Store et sont soumis aux mêmes conditions. Pour la firme, Spotify demande un traitement de faveur, elle voudrait profiter des avantages de l’écosystème mis en place par Apple sans suivre les règles et payer une compensation. Bruce Sewell a précisé les motifs du rejet de la mise à jour de l’application Spotify, à savoir l’impossibilité de s’abonner directement depuis l’application iOS et l’affichage d’une simple bannière d’information, une tentative « manifeste de contourner les règles d’achats in-App de l’App Store ». Enfin il a noté qu’il serait heureux de permettre et de faciliter la validation de la mise à jour de Spotify sur iOS, dès qu’elle sera conforme aux règles et réincorporera la fonction d’abonnement dans l’application.

Les possesseurs d’iPhone attaquent Apple

Récemment, la Cour suprême a statué contre Apple, affirmant que les consommateurs pourraient intenter une action en justice selon laquelle c’est à cause de la commission de 30% prélevé sur les ventes d’applications transitant sur sa vitrine de téléchargement que les développeurs et les entreprises sont obligés de faire répercuter sur eux le prix final.

D'autres développeurs poursuivent Apple

Des développeurs iOS ont lancé un recours collectif contre Apple, affirmant que l’éditeur d’iOS s’était accaparé le marché des applications iOS avec son App Store et s’est servi de son monopole pour mettre en œuvre des commissions et des frais « destructeurs de profits » pour les développeurs qui donnent vie aux produits Apple, selon les avocats de Hagens Berman.

Les développeurs ont déclaré qu'Apple maintenait depuis des années un monopole sur la vente et la distribution d'applications iOS et ont décidé de poursuivre l’éditeur devant un tribunal fédéral américain dans le but de mettre un terme à sa « monopolisation abusive de ce marché ». L’action en justice vise le statut d’action collective, de sorte qu’elle pourrait potentiellement représenter toute personne ayant déjà vendu une application iOS aux États-Unis.


Il ne fait aucun doute qu'Apple a un contrôle presque complet sur la distribution des applications iOS. À quelques exceptions près, toutes les applications doivent passer par l’App Store et toutes doivent se conformer aux règles d’Apple pour pouvoir accéder aux plateformes matérielles d’Apple. La question est de savoir si le fait qu’Apple maintient un tel contrôle constitue une situation de monopole illégal.

Les plaignants, les développeurs d'une application pour trouver des prénoms de bébés et d'une application d'entraînement en basket-ball, affirment qu'Apple « étouffe l'innovation », déprécient les achats réalisés avec et au sein d'applications iOS et limite le développement global en appliquant de telles règles strictes.

Déjà des retombées sur les actions des GAFA à l’annonce d’une menace

L’examen renouvelé d’Apple fait partie d’un objectif plus général des grandes autorités antitrust américaines. En effet, le gouvernement américain se prépare à enquêter pour savoir si Amazon, Apple, Facebook et Google font un usage abusif de leur énorme pouvoir de marché, pavant le chemin de ce qui pourrait être la plus grande enquête américaine sur des entreprises figurant parmi les plus importantes du monde.

La Federal Trade Commission et le ministère de la Justice, qui appliquent les lois antitrust aux États-Unis, se sont partagées l’examen de ces quatre sociétés : Amazon et Facebook étant sous la surveillance de la FTC, et Apple et Google sous celle du ministère de la Justice.

La FTC réfléchit déjà aux conséquences pour Facebook liées à son enquête visant à déterminer si l’entreprise avait enfreint un décret de consentement de 2011 sur la gestion des données des utilisateurs. Facebook a déclaré aux investisseurs que cette amende pourrait être comprise entre 3 et 5 milliards de dollars.

Source : CNBC

Et vous ?

Que pensez-vous des affirmations de Tim Cook ?

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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 05/06/2019 à 19:58
Les dirigeants d'Apple, Facebook, Google et Amazon seront appelés à témoigner,
dans l'enquête antitrust menaçant leurs entreprises

Les dirigeants de grandes entreprises technologiques seront invités à témoigner dans le cadre d’une enquête visant à déterminer si les entreprises font un usage abusif de leur énorme pouvoir de marché, a déclaré mardi le chef du sous-comité judiciaire de la Chambre des États-Unis à la tête de l'enquête.

Ces déclarations ont été faites après la publication d’un article sur Reuteurs affirmant que, sous couvert de l’anonymat, des sources ont déclaré que la branche exécutive américaine se préparait à lancer une enquête sur Amazon, Apple, Facebook et Alphabet (maison mère de Google), pavant le chemin pour ce qui pourrait être une vaste enquête sans précédent aux États-Unis sur certaines des plus grandes entreprises du monde.

Lundi, le Comité judiciaire de la Chambre des représentants a ouvert sa propre enquête sur la concurrence sur les marchés numériques. Républicains et Démocrates ont exprimé leur inquiétude face au pouvoir exercé par plusieurs de ces sociétés.

Le représentant David Cicilline a déclaré : « Il sera nécessaire que certains des dirigeants des sociétés de technologie participent à cette discussion ».

Le démocrate a ajouté qu'il préparait une liste de témoins et qu'il « s'attend à ce qu'un certain nombre d'entre eux témoignent devant le comité ou soient interrogés dans le cadre de l'enquête ».


Le chef républicain de la Chambre des représentants, Kevin McCarthy, a déclaré mardi lors d'une conférence de presse qu'il était nécessaire de surveiller les grandes entreprises de haute technologie telles que Google. « Je pense qu’il est juste que les gens l'examinent », a-t-il indiqué, en précisant qu'il ne voyait pas en quoi démanteler ces entreprises aiderait à résoudre les problèmes de confidentialité.

« Personnellement, je suis préoccupé par la vie privée », a déclaré McCarthy. Notant que quelques entreprises ont beaucoup de contrôle du marché, il a demandé: « cela permet-il au marché de fonctionner correctement ? »

Un sénateur estime qu’une enquête de cette complexité pourrait être mieux abordée par les organismes fédéraux

Le sénateur Mike Lee, un républicain, a néanmoins déclaré que la complexité des enquêtes antitrust pouvait être mieux gérée par les organismes fédéraux que le Congrès.

Le chef de la direction d'Apple, Tim Cook, a déclaré dans une interview accordée à CBS News que la société n’était pas en situation de monopole, affirmant que le fabricant d'iPhone contrôlait une part modérée du marché. Il a fait valoir qu’il n’était pas d'accord avec les appels au démantèlement lancés par certains politiciens américains.

« À cause de notre taille, je pense qu’avoir du contrôle est juste. Je pense que nous devrions être surveillés », a-t-il déclaré. Mais, a-t-il ajouté, « je ne pense pas que quiconque de raisonnable puisse en venir à la conclusion qu’Apple est en situation de monopole ».


Les commentaires de Cook ont ​​été diffusés le jour même où deux développeurs d’applications ont poursuivi Apple en justice pour son utilisation de l’App Store, affirmant que la société avait pris une commission injuste sur les ventes d’applications pour iPhone.

Les revendications sont centrées sur les mêmes pratiques d’Apple mises en évidence dans une action en justice intentée par les consommateurs, faisant valoir que les pratiques d’Apple avaient gonflé artificiellement le prix des logiciels sur l’App Store.

La Federal Trade Commission et le ministère de la Justice, qui appliquent les lois antitrust aux États-Unis, se sont partagé la surveillance des quatre sociétés : Amazon et Facebook sont tombés sous la surveillance de la FTC, tandis qu’Apple et Alphabet (Google) sont tombés sous celle du ministère de la justice.

La FTC a déjà enquêté sur le partage par Facebook de données appartenant à 87 millions d'utilisateurs avec le cabinet britannique de conseil politique britannique, aujourd'hui disparu, Cambridge Analytica. En avril, Facebook a déclaré s’attendre à une amende pouvant atteindre 5 milliards de dollars de la part de l'organisme de réglementation.

Le propriétaire des rivaux de l'époque, Instagram et WhatsApp, compte plus de 1,5 milliard d'utilisateurs quotidiens et exerce une influence considérable dans de nombreux pays. Il a été critiqué pour avoir autorisé des publications trompeuses et des « fake news » sur son service.

Dans l'interview accordée à CBS, Cook a également déclaré que « les fake news n'étaient pas sous contrôle » et, en réponse à une question sur Facebook, avait ajouté: « Je m'inquiète de toute propriété qui introduit aujourd'hui des informations dans un flux.».

Les enquêtes pourraient avoir des implications financières pour les entreprises.

Source : Reuters

Voir aussi :

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Avatar de Stan Adkens
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 14/09/2019 à 9:24
Les e-mails d’Apple, Facebook, Amazon, Google, Google exigés dans l’enquête du panel de la Chambre des États-Unis
Pour élucider leurs pratiques commerciales et leurs acquisitions antérieures

La vaste enquête antitrust contre les géants américains de la technologie aux États-Unis est en train de prendre de l’ampleur. Vendredi dernier, un panel de la Chambre des représentants des États-Unis a exigé des courriels internes, des informations financières détaillées et d'autres dossiers d’entreprise de la part des dirigeants d'Amazon.com Inc., Facebook Inc, Apple Inc., et Google d'Alphabet Inc., élargissant l’enquête antitrust qui cible la Big Tech aux États-Unis, a rapporté Reuters dans un article publié vendredi.

Les e-mails, exigés par le panel pour le 14 octobre prochain, comprennent les courriels internes du PDG d'Apple Tim Cook, du PDG d'Amazon Jeff Bezos, du PDG de Facebook Mark Zuckerberg et du PDG d'Alphabet Larry Page. Il s’agit des communications privées des cadres supérieurs au cours de la dernière décennie et qui concernent, entre autres, les acquisitions de leur entreprise respective.

Les demandes, envoyées par les démocrates et les républicains à la commission judiciaire de la Chambre des représentants, demandent aux entreprises de partager des informations détaillées sur leurs opérations internes, y compris des données financières sur leurs produits et services, des discussions privées sur des cibles potentielles de fusion et des dossiers relatifs à « toute enquête préalable » à laquelle elles ont été confrontées pour des raisons de concurrence. Jerrold Nadler, démocrate et président du Comité judiciaire de la Chambre des représentants a déclaré :

« L'Internet ouvert a apporté d'énormes avantages aux Américains, y compris une vague d'opportunités économiques, des investissements massifs et de nouvelles voies pour l'éducation en ligne ». « Mais il est de plus en plus évident qu'une poignée d'entreprises ont réussi à s'approprier une part démesurée du commerce et des communications en ligne », a-t-il ajouté.


M. Nadler a signé les lettres avec le représentant républicain de rang Doug Collins et le représentant David Cicilline, qui préside le sous-comité antitrust et le républicain de rang Jim Sensenbrenner.

« Cette information est essentielle pour aider à déterminer si des comportements anticoncurrentiels ont lieu, si nos organismes d'application de la loi antitrust devraient enquêter sur des questions précises et si nos lois antitrust doivent être améliorées pour mieux promouvoir la concurrence sur les marchés numériques », a déclaré M. Collins dans un communiqué.

Les lettres des législateurs aux sociétés ne sont pas des demandes légales officielles, bien que le comité ait des pouvoirs clés pour obliger les quatre géants de la technologie à remettre les documents qui pourraient les éclairer sur la question de savoir si la domination de ces entreprises sur les marchés de la recherche, de la publicité, du commerce électronique et d'autres marchés numériques est due à des pratiques anticoncurrentielles, telles que l'engloutissement ou l'écrasement de concurrents, selon Reuters. Ces dossiers pourraient leur faire comprendre également dans quelle mesure les dirigeants ont participé ou ont été personnellement au courant de tout acte fautif.

Apple, qui a fait l'objet de critiques selon lesquelles les politiques et algorithmes de son App Store prennent en charge ses propres produits et étouffent les applications tierces, a vu ses actions chuter d'environ 1,8 % après l'ouverture du marché vendredi. Mais bien qu'Apple ait été mentionnée comme cible potentielle dans cette sonde, la lettre de la Chambre a fourni la première preuve concrète d'une vaste enquête antitrust, selon Reuters.

Lundi, le procureur général du Texas a dirigé un groupe de 50 procureurs généraux d'États et de territoires américains dans une enquête visant à déterminer si Google, leader mondial dans la recherche et la publicité en ligne, abuse de son pouvoir de marché dans la publicité, un mois après que le ministère de la Justice américaine ait ouvert une enquête sur les géants de la Silicon Valley pour déterminer s’ils se livrent à des pratiques anticoncurrentielles.

Google est régulièrement accusé de profiter de la position dominante de son moteur de recherche sur Internet pour orienter à leur insu les consommateurs vers ses propres produits et services au détriment de ceux de ses concurrents. En outre, l’entreprise est également soupçonnée de pratiques antitrust sur son service de vente d’espaces ou de liens publicitaires. Certains de ces procureurs généraux pensent aussi que ces agissements pourraient amener l’entreprise à ne pas protéger comme il le faut les informations personnelles de ses utilisateurs.

Le panel de la Chambre a demandé aux dirigeants des sociétés des informations sur leur part de marché, leurs concurrents, leurs principaux clients pour des produits spécifiques et des documents provenant d'autres enquêtes. Par ailleurs, le représentant David N. Cicilline, a posé vendredi 427 questions détaillées de suivi à Apple, Amazon, Facebook et Google qui touchent de nombreuses préoccupations soulevées lorsque les dirigeants des sociétés ont témoigné à une audience antitrust en juillet.

Des renseignements spécifiques exigés par les autorités auprès des géants américains de la technologie

Dans leur lettre adressée à Amazon, les législateurs américains ont demandé que le géant du commerce électronique fournisse des documents détaillés sur la façon dont il fixe les prix et présente ses produits aux côtés de ceux vendus par des vendeurs concurrents. Ils demandent également d'autres documents relatifs à ses nombreuses acquisitions, notamment la société de sécurité Ring et la chaîne d'épiceries Whole Foods. Les législateurs ont aussi posé plus de 150 questions au géant de la technologie au sujet des données qu'il recueille sur les vendeurs sur sa plateforme et les utilisateurs de ses produits Echo.


Concernant Facebook, les législateurs ont demandé au plus grand réseau social de leur remettre des documents dans lesquels Mark Zuckerberg aurait pu parler de ses rivaux corporatifs, dont l'application Vine, qui a été fermée depuis et deux services acquis plus tard par Facebook, Instagram et WhatsApp. Les enquêteurs sont également à la recherche de documents supplémentaires concernant les relations de Facebook avec les développeurs d'applications tiers.

Facebook se retrouve à nouveau mêlée à une enquête antitrust, un mois après l’amende de la FTC contre l’entreprise. Le 6 septembre, une autre coalition de huit États et territoire américains (New York, Colorado, Iowa, Nebraska, Caroline du Nord, Ohio, Tennessee et la capitale fédérale, Washington) a lancé une investigation pour enquêter sur le monopole et la domination de Facebook dans l'industrie des réseaux sociaux. À Washington, la Federal Trade Commission se penche à nouveau sur la société, en se concentrant sur ses acquisitions antérieures.

Avec Google, les législateurs ont demandé à la société de leur transmettre les courriels internes et autres documents relatifs à l’acquisition antérieure d'AdMob, YouTube, Android et DoubleClick, ainsi que les documents qu'elle a remis à d'autres gouvernements dans le cadre d'enquêtes antitrust antérieures. Google a été confronté à de multiples enquêtes de ce type ces dernières années, en particulier dans l'Union européenne, qui a infligé à la société une amende de plusieurs milliards de dollars pour violation des lois sur la concurrence.


Lors de la première partie des auditions lancée en juillet dernier, Google a essayé de convaincre le Congrès qu'il y a concurrence dans le secteur de la recherche en ligne, alors que les statistiques montrent qu'il a 92 % du marché. Adam Cohen, responsable de la politique économique de Google, a assuré qu’en matière de recherche en ligne, les consommateurs ont le choix. Serait-ce de la faute de Google si sa solution a plus de succès auprès des consommateurs, s’est-il interrogé.

Il a rappelé que Google était, non seulement, en concurrence avec des startups et d’autres grandes entreprises technologiques dans le domaine du commerce en ligne, mais également, sur de nombreux autres marchés existants et à venir, dans des domaines en développement variés tels que : les systèmes d’exploitation, les appareils et applications mobiles, les assistants vocaux, l’intelligence artificielle et le Machine Learning, la réalité virtuelle, les services aux entreprises, le Cloud, le mobile, la publicité numérique et bien plus encore.

Concernant Apple, des informations sur les préoccupations de l'App Store, telles que la décision de supprimer certaines applications de contrôle parental et sa politique concernant la possibilité pour les utilisateurs d'iPhone de définir par défaut des applications non Apple, lui ont été demandées.

En marge de son événement, l’édition 2019 de la WWDC, Tim Cook, le PDG d’Apple, a accordé une interview à CNBC pour se défendre contre les multiples accusations selon lesquelles la société aurait recours à des pratiques monopolistiques via son App Store. Selon M. Cook, Apple n'est pas en situation de monopole. Pour le justifier, il s’est appuyé sur la part de marché de l’iPhone dans le monde, qui est loin d’être dominante. Le PDG a indiqué que Samsung et Huawei, par exemple, sont plus avancés en termes de ventes d'appareils.

C’est en juillet dernier que le département de la Justice des États-Unis a déclaré qu'il enquêtait pour savoir « si et comment » les grandes entreprises de technologie dans le domaine de la « recherche, des médias sociaux et de certains services de détail en ligne » adoptent un comportement anticoncurrentiel.

Apple n'a pas répondu immédiatement à une demande de commentaires de Reuters. Amazon et Facebook ont refusé de le faire jusqu’à la publication du rapport de Reuters le vendredi. Quant à Google, il a fait référence à un billet de blog publié cette semaine qui disait que ses services « créent un choix pour les consommateurs ».

Les géants de la Silicon Valley ont souvent fait l’objet d’enquête antitrust, mais cette dernière promet de révéler d’énormes secrets relatifs aux pratiques sur les marchés des technologies. Attendons d’y voir clair.

Sources : Reuters

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
Pensez-vous que Google et autres livreront des documents dont la connaissance compromettra leurs activités ?
Quelle issue prévoyez-vous pour cette vaste enquête antitrust ?

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Avatar de Christian Olivier
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 26/09/2019 à 12:39
Oracle révèle que des enquêteurs du Congrès et du gouvernement lui ont demandé des informations sur Google
Dans le cadre de la vaste enquête antitrust qui se prépare contre les GAFA aux USA

Oracle, qui est déjà engagé dans un litige commercial avec la filiale d’Alphabet Google et connaît bien les activités publicitaires de Google, a reçu des demandes émanant d’investigateurs mandatés par le Congrès et l’État américain enquêtant sur des allégations selon lesquelles Google viole la loi antitrust.


À ce propos, Ken Glueck, un responsable de haut rang chez Oracle à Washington, a confirmé que son groupe a bien reçu des demandes d’information émanant du bureau du procureur général du Texas et de la Commission judiciaire de la Chambre des représentants. Cette dernière aurait formulé des demandes similaires à des dizaines d’entreprises susceptibles d’avoir subi des dommages causés par des géants de la technologie, selon une source proche de l’enquête.

Le comité décidera s’il y a lieu d’émettre des assignations à comparaître en fonction des réponses et du nombre d’entreprises qui se manifesteront volontairement. Selon la source, certaines entreprises estiment qu’elles sont moins susceptibles de faire l’objet de représailles de la part des géants si elles sont contraintes de partager des informations.

Les entreprises technologiques qui étaient autrefois reconnues comme une source d’innovation qui stimulait l’efficacité et la croissance économique se heurtent aux États-Unis et dans le monde entier, à la réaction des concurrents, des législateurs et des associations de défense des consommateurs qui craignent que ces entreprises technologiques n’acquièrent trop de pouvoir et que leurs activités ne nuisent aux utilisateurs et à la concurrence.


Depuis juin, les agences fédérales américaines préparent une vaste enquête antitrust contre les GAFA afin de déterminer si les activités de ces géants américains de l’industrie technologique respectent les lois de la concurrence. La Federal Trade Commission (FTC) et le ministère de la Justice qui appliquent les lois antitrust aux États-Unis se sont partagés l’examen de ces quatre sociétés, ont déclaré deux sources (Amazon et Facebook étant sous la surveillance de la FTC, tandis que Google et Apple sont sous celle du ministère de la Justice). La Commission judiciaire de la Chambre se penchera également sur le cas des GAFA, tandis que des groupes réunissant des procureurs généraux des États se sont formés pour se concentrer sur Facebook et Google.

Source : Reuters

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Avatar de Stan Adkens
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 24/07/2019 à 10:37
Le ministère de la Justice annonce un vaste examen antitrust de la Big Tech
Afin de déterminer si elle réduit la concurrence et étouffe l'innovation

Les entreprises technologiques sont confrontées à une réaction négative aux États-Unis et dans le reste du monde, alimentée par les préoccupations d’autres entreprises sur les conditions de la concurrence, des législateurs et des groupes de consommateurs qui les accusent d'avoir trop de pouvoir et de nuire à leurs concurrents commerciaux et aux utilisateurs. Pour élucider ces questions, le ministère américain de la Justice ouvre une vaste enquête sur ces grandes entreprises du numérique comme Facebook, Amazon et Google afin de déterminer si elles se livrent effectivement à des pratiques anticoncurrentielles. L’annonce, qui constitue le signe le plus fort que l'administration Trump intensifie son enquête sur les géants de la technologie, a été faite mardi dans un communiqué de presse publié sur le site Web du Département de la Justice.

Cette dernière enquête annoncée ne consistera pas à examiner les infractions potentielles individuelles de ces entreprises, mais portera sur « la question de savoir si et comment les plateformes en ligne, leaders sur le marché, ont acquis un pouvoir de marché et se livrent à des pratiques qui ont réduit la concurrence, étouffé l'innovation ou causé d'autres préjudices aux consommateurs », a déclaré le ministère de la Justice dans un communiqué.


Le gouvernement américain ne vise pas non plus une plateforme numérique en particulier, mais son action tiendrait plutôt compte des préoccupations généralisées que les consommateurs, les entreprises et les entrepreneurs ont exprimées au sujet « des moteurs recherche, des médias sociaux et de certains services de ventes en détail en ligne, même si une référence apparente est faite aux entreprises comme Alphabet Inc (société mère de Google), Amazon.com Inc et Facebook Inc, et potentiellement Apple Inc ». En effet, la Division antitrust du Ministère s'entretient avec le public et cherche à obtenir de l'information du public, y compris les participants de l'industrie qui ont un aperçu direct de la concurrence sur les plateformes en ligne, ainsi que d'autres intervenants.

Makan Delrahim, le procureur général adjoint de la Division antitrust a déclaré :

« Sans la discipline d'une véritable concurrence fondée sur le marché, les plateformes numériques peuvent agir d'une manière qui ne répond pas aux demandes des consommateurs ». « L'examen antitrust du Département va explorer ces questions importantes », a-t-il ajouté.

Les géants américains de la Technologie sont sous pression un peu partout dans le monde. Reuters a rapporté mardi que selon le sénateur démocrate, Richard Blumenthal, le ministère de la Justice « doit maintenant faire preuve d'audace et d'intrépidité pour empêcher la Big Tech d'abuser de son pouvoir monopolistique. Trop longtemps absents et apathiques, les responsables de l'application de la loi doivent maintenant prévenir les abus de confidentialité, les tactiques anticoncurrentielles, les obstacles à l'innovation et les autres caractéristiques d'un pouvoir de marché excessif ».

Les grandes entreprises de technologie sous pression

Cette annonce de la nouvelle et vaste enquête antitrust survient un jour avant que la Federal Trade Commission n'annonce l'imposition d'une pénalité de 5 milliards de dollars à Facebook pour avoir échoué dans la protection adéquate de la vie privée des utilisateurs de sa plateforme, selon Reuters. Depuis mars 2018, la FTC a lancé une enquête sur des allégations selon lesquelles Facebook aurait partagé de manière inappropriée des informations appartenant à 87 millions d'utilisateurs avec le cabinet britannique de conseil politique Cambridge Analytica.

L'objectif était de déterminer si le partage de données violait un accord de consentement de 2011 entre Facebook et le régulateur. L’accord de 2011 exige, entre autres, que Facebook demande et obtient l'autorisation expresse des utilisateurs avant de partager leurs données avec des tiers, et que le géant de la technologie informe le régulateur dans les cas où d'autres entités utilisaient ces informations de manière abusive. Toutefois, Facebook s’était déjà préparé financièrement et avait commencé à mettre de côté de 3 milliards de dollars en attendant l’annonce du montant définitif de l’amende.

Reuters a rapporté en début du mois de juin que le gouvernement américain se préparait à lancer ce qui pourrait être une enquête sans précédent et de grande envergure sur certaines des plus grandes entreprises technologiques du monde. L'administration Trump veut savoir si Amazon, Apple, Facebook et Google d'Alphabet faisaient un usage abusif de leur énorme pouvoir de marché. Pour y parvenir, la FTC et le ministère de la Justice, qui appliquent les lois antitrust aux États-Unis, se sont partagé l’examen de ces quatre sociétés, ont déclaré les sources de Reuters, Amazon et Facebook étant sous la surveillance de la FTC, et Apple et Google sous celle du ministère de la Justice.


Reuters a d’abord annoncé le 1er juin qu’une enquête antitrust se préparait contre Google afin de déterminer si le géant de la technologie a enfreint la loi antitrust en exploitant ses vastes activités en ligne. Selon une source de Reuters, l'enquête potentielle sur Google portait sur des accusations selon lesquelles l’entreprise donnerait la préférence à ses propres entreprises dans les recherches.

Selon Reuters, les législateurs approuvent l’idée d’ouvrir une enquête sur la Big Tech. Les principaux législateurs démocrates et républicains se sont félicités des enquêtes potentielles menées sur les grandes entreprises de technologie. La présidente du comité judiciaire du Sénat, Lindsey Graham, républicaine, a déclaré à Reuters en juin que le modèle économique de sociétés telles que Google et Facebook devait être examiné de près. « C’est tellement puissant et tellement non réglementé », a-t-elle déclaré.

Dans un article publié mardi, Reuters a rapporté qu’une personne informée de la question a déclaré que l'examen du ministère de la Justice pourrait également inclure certains procureurs généraux d'État.

Dans son communiqué de presse, le ministère de la Justice a déclaré que l'examen « a pour but d'évaluer les conditions de concurrence sur le marché en ligne d'une manière objective et équitable et de s'assurer que les Américains ont accès à des marchés libres où les entreprises se font concurrence sur le fond pour fournir les services que les utilisateurs veulent ».


Les politiciens démocrates et républicains ainsi que des acteurs de l'industrie s'inquiètent de plus en plus de la taille des plus grandes entreprises technologiques et de leur pouvoir de marché. La sénatrice, Elizabeth Warren, candidate démocrate à la présidence, a appelé à la dissolution d'entreprises comme Amazon, Apple, Google et Facebook et au dénouement d'acquisitions antérieures.

La sénatrice est convaincue que les pratiques de ces grandes entreprises influencent la concurrence en faisant pencher la balance de leur côté. « Les géants n'ont pas le droit de racheter la compétition. La compétition a besoin d'avoir l'occasion de s'épanouir et de grandir », a-t-elle dit en mars dernier. Le discours de Warren a eu l’approbation de certaines personnes.

Parmi ces personnes, il y a Tim Wu, professeur de droit, de science et de technologie à la Columbia Law School, qui a mis en garde contre une économie dominée par quelques grandes entreprises, et la sénatrice de l'État de New York, Julia Salazar qui a déclaré : « Je suis heureuse de voir les dangers d'un pouvoir monopolistique sur le marché pris au sérieux par une candidate aux élections présidentielles de premier plan ».

Les préoccupations concernant la domination des grandes entreprises de technologie et leur rôle dans le déplacement ou l'absorption d'entreprises existantes sont examinées par les principaux organes législatifs des Etats-Unis depuis l'an dernier. « Les investisseurs en capital-risque et les jeunes entreprises s'accordent de plus en plus à dire qu'il existe une zone d'exclusion autour de Google, Amazon, Facebook et Apple qui empêche les nouvelles entreprises d'entrer sur le marché avec des produits et services innovants pour défier ces entreprises en place », a déclaré le représentant David Cicilline, un démocrate qui dirige le sous-comité.

Les pratiques des géants américains de technologie sont également pointées du doigt en dehors des Etats-Unis, notamment en Europe.

La Commission européenne a, pendant ces cinq dernières années, infligé trois lourdes amendes à Google pour abus de position dominante relatif à son système d’exploitation pour smartphone Android (4,34 milliards d’euros, un record), son comparateur de prix Google Shopping (2,42 milliards d’euros) et sa régie publicitaire AdSense (1,49 milliard d’euros). Elle a également ouvert, la semaine dernière, une « enquête approfondie » sur le géant américain du commerce en ligne Amazon, soupçonné d’enfreindre les règles européennes de concurrence.

Les géants de la technologie réfutent l’accusation selon laquelle ils sont en situation de monopole

Selon Tim Cook, PDG d’Apple, sa société n'est pas en situation de monopole puisqu'il vend moins que Samsung. Le mois dernier, il a déclaré à CBS News qu’un examen minutieux était juste, mais « si vous examinez une mesure quelconque concernant le fait que Apple est un monopole ou non, je ne pense pas que quiconque de raisonnable va arriver à la conclusion que Apple est un monopole. Notre part est beaucoup plus modeste. Nous n'avons pas de position dominante sur aucun marché ».

Google, qui représentait plus de 92 % de la part du marché mondial des moteurs de recherche en juin dernier (selon StatCounter), a cherché à convaincre le Congrès la semaine dernière qu'il y a concurrence dans le secteur de la recherche en ligne.

Devant le Congrès mardi, Adam Cohen, responsable de la politique économique de Google, a assuré qu’en matière de recherche en ligne, les consommateurs ont le choix : « dans notre activité principale qu’est recherche, les consommateurs ont la possibilité de choisir parmi un large éventail d’options : Bing, DuckDuckGo, Yahoo, et bien d’autres », ajoutant que « les services de recherche spécialisés tels que Amazon, Kayak, Travelocity, eBay, Yelp et bien d’autres sont également de puissants concurrents ». M. Cohen a également questionné : serait-ce de la faute de Google si sa solution a plus de succès auprès des consommateurs ?

L’annonce de l’enquête antitrust a fait chuter les actions des grandes entreprises visées. Selon Reuters, Facebook a chuté de 1,7 % en dehors des heures de négociation, Alphabet de 1 %, Amazon a baissé de 1,2 % et Apple de 0,4 %.

Source : Département de la Justice, Reuters

Et vous ?

Que pensez-vous de cette enquête antitrust annoncée par le ministère de la Justice ?
Que peut-on attendre de cette enquête ?
Peut-elle aboutir au démantèlement des plateformes numériques ?

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Avatar de bouye
Rédacteur/Modérateur https://www.developpez.com
Le 06/06/2019 à 0:57
Citation Envoyé par bk417 Voir le message
@NBoulfroy
"en situation de monopole sur ses propres produits"

Comment peut-il en être autrement ?
C'est tellement ridicule comme déclaration. Un monopole c'est sur un marché, pas sur un produit.
Sinon, toute entreprise est en monopole sur ses propres produits, Sony, Huawey, Renault, MacDo, Bonduelle,...
Vu qu'ici on parle de logiciel, on parle principalement de service et non pas de produit fini (il faudrait te mettre a la page), donc je ne vois pas ce que Renault, Mc Do ou Bonduelle viennent faire ici. EDIT - et quand tu prends ton sac de haricots verts congelés extra-fins y a pas un truc dans la poche qui te verrouille chez Bonduelle pour acheter tes dés de pomme de terre congelés

Apple est en situation de monopole sur son store en refusant de permettre a d'autres stores de s'installer sur leur produits ou même des vente de jeux via d'autres apps (Steam s'y est casse le dents il me semble). Et c'est la même chose pour mac et iDevices. Cote musique / media il y a eut aussi des soucis avec Spotify recement il me semble (puisqu'Apple veut que Music reste la destination principale des utilisateurs). Cela induit forcement une marge tres importante prélevée par Apple (resp Google) et donc des prix élevés pour les consommateurs et abonnes de ces memes services.

Sur Android, chez Samsung, on a au moins Google Play et Galaxy Store en situation de pseudo concurrence même si j'ai cru lire que les termes et conditions d'inscriptions chez Google ne permettraient pas une vrai liberté des prix (c'est a dire qu'un éditeur qui distribue ses apps via Google Play doit aligner les prix de ces mêmes apps dans Galaxy Store, hors promo spéciale - a vérifier je n'ai pas la source de l'info).

Sur Windows, concernant les jeux même si Steam est en position dominante, on a une foultitude de marchés alternatifs (GOG, Origin, U-Play. etc.) et cote apps normales tu n'es pas non-plus oblige de passer par le Microsoft Store pour les installer ou en acheter des nouvelles, n'importe quel éditeur peut aussi fournir un market place s'il en a les moyens.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 06/06/2019 à 10:56
Citation Envoyé par TheLastShot Voir le message
Parce que le jailbreak ça existe, et de ce que j'ai vu la dernière version d'iOS est déjà craquée...
C'est interdit de jailbreaker son téléphone. (ça doit détruire la garantie j'imagine)
Ce n'est pas quelque chose qu'on peut recommander à l'ensemble des consommateurs.

Citation Envoyé par TheLastShot Voir le message
Et côté android c'est pas tellement, t'as le play store, à la limite un store spécifique au fabriquant (genre samsung store), et basta...
La situation n'est pas exactement la même puisqu'il existe plusieurs stores.
Chez Apple il n'y a pas d'alternative officielle.
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Avatar de NBoulfroy
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 06/06/2019 à 12:44
Citation Envoyé par TheLastShot Voir le message
Selon l'article Apple est accusé d'abus de monopole...

Donc soit on prend le mot "monopole" au sens strict, ce que tu sembles faire, et il est alors incohérent de dire qu'Apple a un quelconque monopole étant donné qu'il a bon nombre de concurrent (même en dehors de samsung, il y a d'autres entreprises qui fabrique des téléphones, des ordinateur portable, des tablettes tactile etc.).

Soit on prend le mot "monopole" au sens plus large de "a la majorité du marché" et dans ce cas on en revient à ce que j'ai dit, et ton argumentaire ne tient pas la route car comme dit précédemment il y a des alternative à Apple et si le consommateur choisi Apple malgré les prix exorbitants et les produits concurrent bien moins couteux pour une qualité tout à fait acceptable (perso j'ai un portable à 150€ qui pour mon utilisation est bien plus rentable q'une iPhone à 1K) c'est leur responsabilité... Parce que si on estime que chacun a un droit de vote égal pour des élections régional ou présidentiel (je déborde un peu mais c'est pour illustrer le propos) qui peut impacter la vie de millions d'autres personnes alors on devrait estimer qu'ils sont capables de des faire des choix qui n'implique qu'eux-même (en l'occurrence, choisir son fournisseur de matériel informatique). Donc qu'il y ait monopole (dans ce sens là, car je rappel que dans l'autre signification l'accusation n'a aucun sens) ou pas au final la responsabilité revient à celui qui prend la décision d'acheter tel marque plutôt qu'une autre.
Si vous préférez, on va parler de système fermer et non ouvert à la concurrence ?

Donc si on suit la logique de vos propos, le client est pris en otage entre favorisé la concurrence (acheter un produit Apple et non Samsung malgré son prix) plutôt que prendre le moins cher ? C'est un peu le paradoxe du Marché. Apple joue sur ça en plus de l'image qu'à la marque pour se permettre ce genre de comportement mais on va pas nier que si une autre entreprise était dans cette situation, elle ne se gênerai pas. C'est un peu comme le crunch (même si cela n'a pas sens ici, c'est pour donner un autre exemple du choix lié à un paradoxe généré par le Marché), qui pousse le consommateur a choisir au final entre refuser de participer à ce phénomène en ne payant pas le jeu d'une société pratiquant cela (et donc provoquer des possibles licenciements) ou acheter et participer au système. A un moment, il faut aussi réfléchir un peu avant de parler ...

Le problème ici est avant tout du au fait que la firme se gave sans vergogne et empêche, en quelque sorte, l’accroissement de l'offre lié à une demande qui reste en augmentation (de mémoire) tout en empêchant la possibilité d'innovation en apportant de nouvelles applications qui ne peuvent voir le jour sans devoir passer à la caisse (Mac obligatoire pour la compilation, compte développeur à 100$, 30% sur les transactions dans l'application, je suppose la commission pour l'achat d'une application, etc ... ).
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Avatar de SQLpro
Rédacteur https://www.developpez.com
Le 01/10/2019 à 16:38
Le pire n'est pas le Trust américain dont la Loi a été votée il y a fort longtemps contre John Dadidson Rockfeller et son empire, la Standard Oil…
Le pire, c'est la lutte que mènent les états unis d'Amérique pour acquérir de façon détournée toutes les entreprises concurrentes de tous les pays non US…

En gros la technique consiste à provoquer un procès envers une entreprise qui a un quelconque contrat concernant un américain, ou le sol américain et qui commet une faute n'importe ou sur la planète (même ne concernant pas les intérêts américains) a être condamnés aux états unis à des peines gigantesques, sauf à négocier….
"
Depuis 1993, le secrétariat au Commerce a créé un Trade Promotion Coordinating Committee et un Advocy Center, directement relié aux agences de Renseignement.

"
Extrait de http://www.wikistrike.com/2019/02/le...-economie.html

Un exemple est la société Thomson et l'affaire des centrale d'énergie finalement "racheté" (je devrais dire racketté) par General Electric son principal concurrent mondial, mais pas français… Américain !

Le livre de Frédéric Pierrucci, la victime, est stupéfiant.
https://www.amazon.fr/piège-américai...dp/2709664070/

Imaginez vous un jour allez au USA et être emprisonné à votre descente d'avion parce que l'entreprise pour laquelle vous travaillez a commis un soi-disant délit (et que vous n'y êtes strictement pour rien) et que l'on vous donne le choix suivant :
trente ans de prison (le temps de faire votre procès…., peut être réduit si vous êtes millionnaire)
espionner votre propre entreprise pour trouver des documents capable de l'accabler pour étayer la procédure américaine

Avec au final, si tout cela est étayé, une amende sans aucune commune mesure avec l'infraction, de manière à soit conduire l'entreprise à la faillite, soit la faire vendre à son principal concurrent américain…

C'est ce qui est arrivé à Alstom Energie.
https://www.marianne.net/economie/al...s-dun-scandale

C'est ce qui est arrivé il y a déjà très longtemps à Gemalto….
"en 2000 Gemplus International transfert son siège social à Luxembourg, à la suite de la prise de contrôle controversée de son actionnaire Texas Pacific Group, fortement soupçonné d'opérer pour le compte des services secrets américains."
Extrait de https://fr.wikipedia.org/wiki/Gemalto

En fait les US ont pillé technologiquement GEMALTO

A +
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Avatar de NBoulfroy
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 05/06/2019 à 18:11
il est en situation de monopole sur ces produits, pas sur le marché.

De plus, il ne peut pas nier la question du monopole que sa firme a dès lors que tu as un produit lié à son écosystème : une fois dedans, cela devient compliquer de s'en sortir sans subir de graves conséquences mais ça, il va pas le dire parce que sinon, ça flingue toute la communication que ses employés font (Apple, la tyrannie du cool qui est un documentaire d'Arte très intéressant à ce propos).
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Avatar de AoCannaille
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 05/06/2019 à 19:05
Citation Envoyé par bk417 Voir le message
@NBoulfroy
"en situation de monopole sur ses propres produits"

Comment peut-il en être autrement ?
Microsoft n'est pas en situation de monopole sur la distribution de software au sein de son produit Windows.
Citation Envoyé par bk417 Voir le message

C'est tellement ridicule comme déclaration. Un monopole c'est sur un marché, pas sur un produit.
Si on définit le marché applicatif disponible pour un OS, alors Oui, Apple a un monopole à 100% pour iOS.
Google à 80% sur android (les tablettes Fire d'amazon ont un store alternatif et tu peux installer des stores open sources, comme Fdroid par exemple),
Microsoft a un store depuis Windows 8, et le store n'est pas en monopole sur son OS : tu peux toujours installer des applications en standalone tout seul comme un grand.
Linux alors là c'est le must du must: tu as l'équivalent d'un store par défaut et le fait de le changer ou de le compléter est parfaitement géré par l'OS. Absolument tous les avantages du store sans les inconvénients des concurrents! (et ça depuis 20 ans)
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